😢 Pourquoi on pleure ?

En gĂ©nĂ©ral, ça commence par un frisson, comme une dĂ©charge qui nous parcourt. On sent l’émotion monter, la vue qui se trouble et puis ça commence : on se met Ă  pleurer ! Larmes de joie ou de tristesse, larmes de crocodiles ou pleures de bĂ©bĂ©, chacun sa façon – et ses raisons – de pleurer. Mais pourquoi pleure-t-on ? Et sommes-nous tous Ă©gaux face aux larmes ?

A quoi ça sert de pleurer ?

D’aprĂšs les scientifiques, on peut distinguer trois types de larmes et deux d’entre-elles n’ont rien Ă  voir avec les Ă©motions : on parle de larmes basales et de larmes rĂ©flexes. Les premiĂšres servent Ă  protĂ©ger les yeux et sont produites en continues ; les autres sont une rĂ©action Ă  un endommagement de la surface de l’Ɠil (comme quand on dĂ©coupe des oignons par exemple) ou Ă  la douleur en gĂ©nĂ©ral.

Puis il y a les larmes Ă©motionnelles, celles qui s’écoulent quand on ressent un trop plein d’émotions. Et c’est Ă  ce moment-lĂ  seulement qu’on peut dire que l’on pleure. Ces larmes auraient une fonction sociale : pleurer nous permettrait d’appeler Ă  l’aide, de montrer que l’on va mal et que l’on a besoin de soutient. L’autre peut alors s’identifier par empathie (quand on ressent les Ă©motion de l’autre) et nous venir en aide.

Ce que pleurer veut dire

Lorsque l’on pleure, c’est donc que l’on est submergĂ© par des Ă©motions. Pas toujours nĂ©gatives d’ailleurs ! Tu sais, ces larmes qui coulent quand on assiste Ă  un mariage ou que l’équipe de France de foot devient championne du monde. Pleurer, c’est donc laisser sortir ce trop-plein qui nous habite et qui dĂ©borde, littĂ©ralement.

Pour celui qui pleure, les larmes ont une fonction libĂ©ratrice. Pleurer, paradoxalement, peut faire du bien. On peut se sentir plus lĂ©ger, comme dĂ©chargĂ© du poids de ces Ă©motions qui nous travaillaient de l’intĂ©rieur, mĂȘme si ça ne les fait pas disparaĂźtre pour autant. Dans le cas d’un deuil par exemple, on a beau pleurer la perte de celui qui nous a quittĂ©s, on reste triste. Mais c’est comme si la tension Ă©tait moins vive, l’émotion moins brute


Pourquoi se cacher quand on pleure ?

Mais alors, si pleurer fait du bien, pourquoi s’en priver ? Et si cela peut susciter l’empathie et l’attention des autres, pourquoi s’en cacher ?! Chacun aura ses raisons, mais globalement, il y a quelques trucs qui reviennent souvent.

Il y a la pudeur d’abord. Pleurer, c’est montrer ce qui nous touche, ce qui nous Ă©meut. C’est dĂ©voiler une sensibilitĂ© que l’on peut juger privĂ©e, qui n’appartient qu’à nous et que l’on veut garder secrĂšte.

Il peut aussi y avoir la volontĂ© de protĂ©ger les autres, de ne pas les faire souffrir, de ne pas les inquiĂ©ter. On peut se sentir coupable d’ajouter de la souffrance Ă  nos proches en leur montrant qu’on va mal, que vraiment, c’est difficile pour nous.

Parfois aussi, on a peur de pleurer : peur d’ĂȘtre submergĂ© par la tristesse, peur de ne plus jamais pouvoir s’arrĂȘter, d’ouvrir une boĂźte qu’on ne pourra pas refermer.

« Pleurer, c’est pour les faibles ! »

Et puis il y a la honte aussi, quand les pleurs sont associĂ©s Ă  une faiblesse. Pour certains, pleurer serait le signe d’un manque de caractĂšre, d’une incapacitĂ© Ă  faire face Ă  la souffrance la tĂȘte haute. Par exemple, on entend parfois que pleurer ce serait pour les filles, rĂ©putĂ©es « plus sensibles et fragiles », tandis que les mecs, les vrais, « ça pleurent pas, ça encaissent ».

Tu connais un peu cette ritournelle ? C’est ce qu’on appelle un « stĂ©rĂ©otype». En gros, c’est quand on a des prĂ©jugĂ©s. C’est un peu simpliste comme raisonnement non ? En attachant des traits de caractĂšre (Ă©motif, colĂ©rique, orgueilleux, etc.) Ă  un comportement, on risque de brider sa personnalitĂ©.

Mais, parfois, pleurer ne suffit pas Ă  calmer ses souffrances.  Dans ces cas-lĂ , se sentir soutenu, entourĂ©, Ă©coutĂ© ça fait du bien. Si tu as besoin n’oublie que l’on est lĂ  ! Appelle nous !

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